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Bon cru 2010… et optimisme pour 2011

Marché de la location longue durée en 2010 selon le syndicat national des loueurs de véhicules longue durée

Dans un contexte de croissance du PIB (+ 1,5 %) et de redressement du marché automobile – ventes de véhicules neufs soutenues par la prime à la casse et ventes de véhicules d’occasion en progression de 2,6 % – le marché de la location longue durée a connu une bonne année 2010 : le chiffre d’affaires des loueurs a progressé de 3,5 %. Les retours massifs de véhicules dus aux prolongations de contrats consenties en temps de crise n’ont pas suffi à entraver la bonne marche des prestataires de LLD. Bilan 2010 et perspectives 2011, selon les résultats de l’étude menée par BIPE pour le Syndicat National des Loueurs de Véhicules Longue Durée (SNLVLD).

Marché de la location longue durée en 2010 selon le syndicat national des loueurs de véhicules longue durée

Mise à la route et Fleet management

L’année 2010 a d’abord connu une forte hausse des mises à la route, + 12,8 %, grâce notamment au renouvellement de ces flottes en fin de contrat et à la conquête de nouveaux clients. Au global, le parc en location longue durée a augmenté ses effectifs pour la 7ème année consécutive. 1 139 165 véhicules ont été financés par les loueurs en 2010, ce qui représente une croissance de 2,2 %.

Parallèlement, le nombre de véhicule mis en gestion chez les prestataires de LLD a augmenté de 4,7 %, s’élevant à 227 270 unités. Les entreprises qui ne font pas directement appel à la location longue durée continuent donc malgré tout d’optimiser la gestion de leurs flottes en externalisant celle-ci chez les spécialistes du secteur.

Répartition par catégorie et par type de loueur

En termes de catégories de véhicules loués, 2010 n’a pas fait apparaître d’évolution majeure par rapport à 2009 : la part de véhicules particuliers est restée stable à 57 % ; celle des véhicules de société a légèrement diminuée, passant de 13 à 11 % ; et celle des véhicules utilitaires a légèrement augmenté passant de 30 à 32 %.

Au niveau de la répartition par type de loueur en revanche, 2010 a profité aux marques les mieux identifiées : les filiales de banques et les captives constructeurs se sont en effet partagé 82 % du marché, contre 76 % en 2009, les 18 % restants échouant aux indépendants. Dans le détail, les filiales de banques sont particulièrement performantes sur le créneau des véhicules de société (71 % du parc), et les captives constructeurs sur les véhicules utilitaires (53 %). Pour les véhicules particuliers, les premières gèrent 43 % du parc et les secondes 38 %. Cette année encore, les captives constructeurs semblent jouer un rôle de « facilitateur » dans la politique commerciale de leurs maison mères.

Des véhicules moins polluants

Une augmentation de 8 % des véhicules émettant moins de 120 g de CO2 par km : c’est la bonne nouvelle 2010 concernant le respect de l’environnement. Cette classe de véhicule définie par la loi sur le malus CO2 est désormais majoritaire (44 % du parc), les quatre autres classes étant toutes en baisse d’effectifs. Sur ce point des émissions carbonées, les captives constructeurs conservent une bonne avance avec 48 % de véhicules « à – de 120 g » ; mais les filiales de banques n’ont pas à rougir avec 41 % de véhicules dans cette même classe.

Gestion et contrats

Trois éléments expliquent le regain de croissance de l’exercice 2009-2010. En premier lieu, les loueurs ont révisé leurs tarifs à la hausse, le montant moyen financé ayant progressé de 3,9 % pour atteindre 18 736 €. En contrepartie, ils ont commercialisé des véhicules mieux équipés, tout en élargissant leurs offres de services adossées aux contrats de location. Second point : 10 % des restitutions ont abouti, comme l’année précédente, à des prolongations de contrats. Si cela a contraint certains à augmenter leur durée moyenne de location, l’effet a été compensé par la conquête de nouveaux clients et par une faible progression du kilométrage moyen (+ 0,8 %). En moyenne, la profession propose des contrats à 38.3 mois ou 97.495 km, soit une loi de roulage annuelle (km moyen/durée moyenne x 12) en légère hausse (+0.9%), à 30.575 km/an. Dernier point : les prestataires de LLD ont maîtrisé au plus près la durée moyenne de leurs stocks de véhicules restitués, afin de contrer les derniers effets de la crise de l’occasion.

Perspectives 2011

Concernant les perspectives 2011, plus de 80 % des acteurs du marché LLD interrogés par le SNLVLD prévoient une accélération des mises à la route, et donc une année 2011 à nouveau placée sous le signe de la croissance. Parallèlement, beaucoup de contrats qui avaient été prolongés pendant la crise étant arrivés à leur fin en 2010, les restitutions de véhicules devraient ralentir en 2011. Le marché de l’occasion affichant une nette reprise, le montant des mensualités proposées aux clients devrait donc, mécaniquement, baisser. Enfin, les acteurs du marché prévoient une remontée des valeurs résiduelles des véhicules loués doublée d’une hausse des taux d’intérêts, ce qui devrait renforcer l’attractivité des offres de location auprès d’éventuels nouveaux clients.

 

Dernière minute :

En mai 2011, ING Car Lease dépasse les 30 000 véhicules en parc, ce qui représente une augmentation de sa flotte de 50% en moins de deux ans

En 2010 déjà, ING Car Lease avait largement dépassé son objectif commercial, initialement établi à 10 000 prises de commandes, pour atteindre 13 500 commandes à la fin de l’année, et ce dans un contexte de reprise très progressive du marché. En 2011, le loueur a pour ambition de confirmer cette croissance et de compter 33 000 véhicules en parc à la fin de l’année.

Olivier Monot, Directeur Général d’ING Car Lease, commente : « Nous sommes ravis de constater que notre stratégie de croissance et de consolidation porte aujourd’hui ses fruits. ING Car Lease est confiant dans l’atteinte, voire le dépassement de ses objectifs. »

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