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Evolution du prix des carburants : impact sur les comportements des entreprises et des ménages

Evolution du prix des carburants : impact sur les comportements

La hausse perçue comme régulière et inéluctable du prix du carburant sur une durée longue a fait l’objet d’une analyse de Véhicules & Entreprises en septembre 2011. ING Car Lease, acteur majeur de la location longue durée de véhicules, approfondit le sujet en réunissant autour d’Olivier Monot, Directeur Général d’ING Car Lease France, Yves Bardon, Directeur de la prospective d’Ipsos, Francis Perrin, Directeur de la rédaction de Pétrole et Gaz Arabes et Eric Champarnaud, associé et vice-président du BIPE, Bureau d’Information et de Prévisions Économiques.

 

 

 

 

 

 

Débat organisé par ING Car Lease concernant l'impact sur les comportement de l'évolution à la hausse du prix carburants

De gauche à droite : Eric Champarnaud, associé et vice-président du BIPE, Bureau d’Information et de Prévisions Économiques – Olivier Monot, Directeur Général d’ING Car Lease France – Francis Perrin, Directeur de la rédaction de Pétrole et Gaz Arabes – Yves Bardon, Directeur de la prospective d’Ipsos

 

 

 

 

 

 

 

Une perception du prix du carburant différente pour les entreprises et pour les ménages.

Une dépendance élevée du pétrole nous rend sensibles au prix des carburants. ING Car Lease s’intéresse à un sujet impliquant les ménages, les politiques et bien sur les entreprises.

Les dépenses consacrées au transport représentent 15% du budget global des ménages. La stabilité de ce chiffre depuis les années 90 masque des évolutions de comportement. L’augmentation du coût des transports publics conjuguée à celle du coût généré par l’utilisation de la voiture, conduit à une diminution des achats de véhicules. Cette évolution impacte les constructeurs, et devrait être sensible en 2012, avec l’arrêt de la prime à la casse.

L’attitude des entreprises est différente: Pour piloter au plus près les coûts générés par l’utilisation de véhicules, de nombreuses entreprises externalisent la gestion de leur flotte automobile en souscrivant des contrats de location longue durée avec services. Pour réduire les coûts, elles négocient âprement les loyers auprès de leurs loueurs, mais se montrent étonnamment moins regardantes sur les coûts générés par leur consommation de carburant. Malgré la hausse continue des prix du carburant, la consommation d’essence reste souvent considérée comme une dépense incontournable et incompressible.

L’évolution des comportements et des usages face à la hausse du prix du carburant

Les raisons de la hausse constante du prix du carburant sont mal comprises par les Français. En effet, à l’heure où le « low cost » est de mise, ces derniers sont très critiques à l’égard de ce produit, qu’ils jugent trop cher.
Pour autant, l’adaptation du comportement des consommateurs à ce phénomène n’est pas homogène.

Yves Bardon, Directeur de la prospective chez IPSOS, constate ainsi une double fracture, géographique et générationnelle :

  • Une fracture géographique : si la voiture demeure souvent une nécessité dans les milieux ruraux, on observe une baisse de l’équipement dans les villes. Les citadins utilisent d’avantage les transports en commun et n’hésitent pas à adopter de nouveaux modes de mobilité comme le covoiturage ou l’autopartage.
  • Une fracture générationnelle : si, historiquement, l’automobile symbolisait le progrès et si la majorité des ménages en était équipée, on constate désormais une chute du taux d’équipement chez les jeunes générations.

« Ce retournement générationnel aura de fortes conséquences sur le rapport des particuliers à la voiture. Désormais, on roule moins, on rationalise ses déplacements, on « covoiture », on « autopartage », on « télé travaille ». On observe aujourd’hui une réelle accélération de ces nouveaux comportements dans la société française » précise Eric Champarnaud, Vice-Président du BIPE (Bureau d’Information et de Prévisions Économiques).

Si les particuliers portent une attention marquée au prix de l’essence, leur comportement est tout autre lorsqu’ils revêtent les habits du salarié. Ils ont alors tendance à beaucoup moins prêter attention au prix du carburant, en particulier lorsqu’ils bénéficient d’une « carte carburant ». Cela reflète un phénomène intéressant : « le salarié considère volontiers ces avantages comme normaux et acquis. Si la notion d’ « état providence » est aujourd’hui en crise, les salariés considèrent spontanément les entreprises comme susceptibles d’endosser ce rôle » note Yves Bardon.

Impact du prix des carburants pour les consommateurs

Nouvelles formes de mobilité et perspectives d’avenir

Contrairement aux idées reçues et partagées par 96% des Français*, « la hausse ne se fera pas toujours sur le même rythme : dans 10 ans, le prix du pétrole n’augmentera plus aussi vite. La hausse des prix va en effet provoquer et accélérer un développement des énergies alternatives, plus rentables, et en conséquence la demande et le prix du pétrole cesseront d’augmenter », décrypte Eric Champarnaud.

Le développement des énergies alternatives va désormais s’accélérer. Dans ce contexte, les entreprises ont un rôle clé à jouer pour faciliter le déploiement de nouvelles formes de mobilité. Ainsi, ING Car Lease accompagne ses clients dans l’optimisation des coûts liés à l’utilisation de véhicules en location longue durée, en les aidant notamment à réduire leur consommation de carburant grâce au déploiement de services complémentaires :

  • Sensibilisation des conducteurs, par le biais de formations à l’éco-conduite et à la conduite en sécurité : ces formations permettent de réduire les coûts du poste carburant de 8 à 12%, ainsi que les coûts d’entretien et le nombre de sinistres du fait d’une conduite dite apaisée. Cette offre a été pensée pour s’adapter aux besoins du client : les formations sont élaborées sur-mesure pour répondre à tous les types de problématiques.
  • Nouveaux modes de mobilité : « ING Car Sharing », solution d’autopartage lancée il y a quelques mois, permet aux entreprises de mettre à la disposition de leurs collaborateurs un pool de véhicules pour leurs déplacements professionnels, mais également pour des utilisations privées de quelques heures à quelques jours.

Yves Bardon insiste sur le fait que les consommateurs, certes sensibles aux évolutions, n’ont pas encore adapté leurs attitudes et leurs comportements vis à vis des nouvelles solutions : « les Français sont depuis 50 ans propriétaires de leur voiture. Le passage massif de la propriété à l’usage du véhicule va donc prendre du temps. Le remplacement des véhicules thermiques par des véhicules électriques n’est à ce jour pas envisageable, pour des raisons d’autonomie et d’insuffisance des infrastructures de recharge. Cela souligne le rôle moteur des entreprises dans le développement de ces nouvelles formes de mobilité, tant d’un point de vue économique que sur le plan pédagogique. »

Le pragmatisme des entreprises leur permettra de déployer plus rapidement que les ménages de nouvelles solutions de mobilité. Une responsabilité bien comprise par ING Car Lease : « à l’image des initiatives déployées tout au long de l’année, nous mettons tout en œuvre pour favoriser l’émergence du véhicule électrique en location longue durée et de nouvelles formes de mobilité », confirme Olivier Monot, Directeur Général d’ING Car Lease.

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