Mobilité électrique

Bien conduire un véhicule électrique

Conseil de conduite d'une voiture électrique

Si elle se révèle plutôt moins compliquée que celle d’une voiture à moteur thermique, la conduite d’un véhicule électrique reste néanmoins différente et demande de la part des conducteurs quelques changements d’habitude. Globalement, on se rapproche du comportement d’une voiture à boite automatique. Les quelques points « délicats » :

  • l’accélération. La puissance des voitures électriques disponibles sur le marché oscille entre 44 kW et 80 kW, ce qui équivaut aux 60 à 110 chevaux d’un moteur thermique. Soit une puissance somme toute modeste. Bien. Mais sur un modèle électrique, le couple (la force de traction) maximal est disponible à tout moment. Et la voiture bondit, donc, si on enfonce l’accélérateur un peu fort. Il faut donc s’habituer à doser finement son accélération, dans le double objectif de maîtriser son véhicule et d’obtenir la plus longue durée de vie pour vos batteries.
  • le freinage. Il est très différent de celui des modèles thermiques. Déjà, lorsqu’on lâche simplement l’accélérateur, le moteur devient alors une génératrice qui recharge partiellement la batterie, et le véhicule ralentit jusqu’à s’arrêter. C’est le cas, également, lorsqu’on ne freine que légèrement. Mais si on appuie un peu plus sur les freins, alors les systèmes « traditionnels » (plaquettes, disques…) entrent en jeu, et l’énergie du freinage se disperse en chaleur. Il faut donc anticiper pour utiliser les freins le moins possible et gagner en recharge de batterie.

Conseil de conduite d'une voiture électrique

  • les « accessoires ». Clim en été, chauffage en hiver, désembuage… Tous ces « auxiliaires » fonctionnent à l’électricité et leur usage réduit fortement l’autonomie – de 25 % à 30 % du kilométrage réalisable avec une batterie pleine. Il faut donc les activer avec parcimonie.
  • le silence. Les véhicules électriques sont vraiment TRES silencieux. Surtout quand on roule en dessous de 30 km/h et que les bruits de roulement et des flux aérodynamiques sont quasi absents. Il faut donc être particulièrement attentif aux autres usagers de la route, surtout à petite allure !
  • la batterie. De nombreux facteurs diminuent l’autonomie « moyenne » des batteries longue durée. La conduite sportive. Les côtes. Le vent de face. Les équipements (voir plus haut). Pour optimiser la charge, il faut donc, globalement, adopter des réflexes d’éco-conduite. Ces réflexes sont particulièrement utiles en location longue durée si vous ne pouvez recharger votre véhicule en journée.

Pour toutes ces raisons, il est préférable pour une entreprise qui souhaite s’équiper en véhicules électriques de former les futurs conducteurs à leur utilisation. Dans le cadre d’une location longue durée, cela est souvent proposé par le loueur (ou par un partenaire). Sinon, quelques sociétés sont spécialisées dans ce type de formations.

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