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72% des français ne sont pas prêts à suivre le pari de l'électrique

… tandis que 45%* des Français seraient prêts à renouveler leur véhicule si la prime à la casse revenait.

Paris, 20/11/2012 – Alors que le gouvernement est au chevet de l’industrie automobile française, Alphabet, acteur majeur de la location longue durée de véhicules à destination des entreprises et l’institut BVA ont interrogé les Français sur leur rapport à la voiture en ces temps de crise et de plans de redressement gouvernementaux.

La voiture, le poste de dépense que les Français souhaitent réduire en priorité

Face aux dépenses importantes, voire excessives, engendrées par la possession d’une voiture, 69%* des Français souhaitent réduire en priorité le coût annuel global généré par leur véhicule.

Parmi les postes de dépenses suivants, lesquels souhaiteriez-vous réduire en priorité ?

Un tiers des Français envisage une solution alternative à la possession classique d’un véhicule thermique traditionnel

L’achat d’un véhicule « low-cost » est l’option qui séduit le plus grand nombre de Français : elle leur permet ainsi de rester pleinement propriétaires de leur voiture. En effet, 39%* des sondés seraient prêts à envisager cette solution en remplacement de leur véhicule actuel. Le co-voiturage remporte lui aussi une adhésion importante notamment de la part des jeunes (18-24 ans) qui, pour des raisons financières sont 56%* à envisager cette solution. Ce chiffre traduit également le rapport des jeunes à la voiture, plus attirés par son usage que par sa possession.

Enfin, la Location Longue Durée est une alternative envisagée par un tiers des Français. Elle remporte une adhésion forte (41%*) auprès des CSP+, par la possibilité qu’elle offre d’un renouvellement de véhicules plus fréquent.

Vous, personnellement, seriez-vous prêt à envisager l’une des solutions suivantes en remplacement de votre véhicule actuel ?

Un retour de la prime à la casse séduirait d’avantage les Français que la majoration du bonus pour l’achat d’un véhicule « propre »

Afin d’aider le secteur automobile français qui subit une crise sans précédent, le gouvernement a fait le pari du vert en majorant depuis le 1er août 2012 les bonus écologiques attribués aux véhicules électriques. L’objectif : accompagner la relance du secteur automobile tout en développant le marché du véhicule électrique.

Pour 72%* des Français, cette augmentation du bonus pour l’achat d’un véhicule électrique n‘incite pas à investir dans ce type de voiture. « Cette mesure abaisse certes le prix des véhicules électriques mais ce sont bien l’attractivité de l’offre produit et l’infrastructure de recharge privée et publique qui détermineront le potentiel de l’électro-mobilité. Nous ne pouvons qu’adhérer à l’initiative des Ministres A. Montebourg et D. Batho d’accélérer le déploiement des infrastructures de recharge et de réduire les coûts de péage et de parking des véhicules électriques » explique Olivier Monot, Président-Directeur Général d’Alphabet France.

Le gouvernement a majoré le bonus pour l’achat d’un véhicule électrique qui est récemment passé de 5000 € à 7000€. Vous, personnellement, cette mesure vous incite-t-elle à investir dans un véhicule de ce type ?

 

Cette indifférence des Français à l’égard de la majoration du bonus écologique est d’autant plus marquée que 45%* des Français déclarent qu’ils seraient encouragés à investir dans un véhicule neuf « classique » avec le retour de la prime à la casse. A l’inverse, seuls 27%* des sondés se disent incités à investir dans un véhicule électrique grâce au bonus écologique.

Ces résultats s’expliquent notamment par le fait que la prime à la casse permettrait aux bénéficiaires de se tourner vers le marché des véhicules thermiques, qui offre un choix plus large et n’est pas limité par les infrastructures en place.

Certains pays ont d’ailleurs déjà fait le choix du retour à la prime à la casse, comme l’Espagne qui l’a réintroduit en octobre 2012 pour soutenir son marché automobile en crise.

On peut noter que la hausse du bonus écologique séduit toutefois davantage les CSP + qui sont 35%* à envisager d’investir dans un véhicule électrique grâce au bonus écologique.

Le paradoxe français en matière de véhicules électriques : les mentalités sont prêtes, mais la crise freine le passage à l’acte

Même si 72%* des Français ne se déclarent pas incités à l’achat d’un véhicule électrique par cette aide gouvernementale, les mentalités semblent prêtes à franchir le cap de la mobilité verte : 57%* des Français seraient prêts à payer une voiture plus chère à l’achat s’il s’agissait d’un véhicule « propre ».

Cette notion de respect de l’environnement semble même plus porteuse que celle du « made in France » : seuls 53%* des Français se déclarent prêts à payer plus pour acheter français. « Par conséquent, une des voies d’avenir pour les constructeurs automobiles français repose sur le développement d‘offres électriques et hybrides : leur multiplication mènera à une concurrence accrue, qui fera mécaniquement baisser le prix de vente de ces véhicules et permettra de faire de la mobilité durable une réalité pour tous. » explique Olivier Monot.

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