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AlphaCity : du succès d’estime au succès commercial

L’autopartage, et plus précisément l’autopartage en entreprise, est un concept qui obtient facilement l’agrément des managers. Pour passer de l’agrément au déploiement, il s’avère nécessaire de préciser les bénéfices économiques et sociaux de ce service et de disposer d’une technologie fiable et de processus éprouvés. C’est précisément la mission de Johan Lozac’h pour Alphabet.

Depuis 2007, Johan Lozac’h a su transformer ses intuitions et ses convictions en actions, puis en produits, grâce au soutien d’Alphabet.

Johan Lozac’h, pouvez vous présenter votre parcours jusqu’à la prise de responsabilité d’AlphaCity ?

J’ai intégré Alphabet en 2007 au poste de chargé de clientèle grand compte. C’est une mission en prise directe avec nos clients qui nécessite une écoute attentive et, bien sûr, des réponses rapides et adaptées.

Alphabet m’a ensuite confié en 2009 une mission commerciale. La conjoncture a rendu cette expérience particulièrement formatrice, car là aussi, l’anticipation des besoins des clients constitue une obligation.

C’est en 2011 que j’ai été nommé chef de projet « solutions de mobilité ».

Quels ont été les premiers pas de l’autopartage chez Alphabet ?

C’est en prenant en compte les besoins de nos clients et en considérant la conjoncture comme une opportunité que nous avons donné naissance au projet. En 2009, notre client Accenture nous challenge et nous demande de réfléchir à de nouveaux axes d’optimisation. Nous lui proposons alors une solution d’autopartage qui lui permettra d’offrir plus à ses salariés… tout en dépensant moins.

Il s’agissait alors de réduire les dépenses hors flotte automobile qui viennent grever les frais de déplacements des salariés. Sont concernées les indemnités kilométriques, les locations de courte durée, les dépenses de taxi et de transport en commun.

L’idée de mise à disposition de véhicules en libre service s’impose alors naturellement. Mais son application nécessite des moyens techniques dont Alphabet ne dispose pas encore à l’époque. Alphabet s’associe alors à un opérateur d’autopartage et lance la version 1.0 de ce qui deviendra AlphaCity le 6 mai 2010. L’accueil de la presse est très favorable, d’autant que la médiatisation d’Autolib’ auprès du grand public débute au même moment…

D’Alphabet in the city à AlphaCity ou du rêve à la réalité :

Si dès 2010 l’environnement apparaît favorable, certains freins persistent pour un déploiement à grande échelle. Du point de vue technique, la connexion d’un module d’autopartage non propriétaire sur les véhicules peut se révéler complexe. Par ailleurs cette offre remet en cause les habitudes de nos clients : il nous faut évangéliser et convaincre au plus haut niveau des entreprises, jusqu’à la direction générale.

A l’initiative du groupe BMW, un département est alors créé pour penser et développer de nouvelles offres de mobilité. C’est dorénavant le constructeur BMW qui investit sur les solutions techniques, et très vite l’utilisation du système télématique du véhicule devient possible. Parallèlement, le marketing de l’offre avance, et le nom AlphaCity est adopté à l’échelle européenne.

On peut alors parler d’une version 2.0 d’AlphaCity à laquelle se rallieront en 2011 l’Allemagne et l’Angleterre, en 2012 les Pays Bas, le Danemark et la Belgique, et progressivement tous les pays où Alphabet est présent en Europe.

Le Marché est plus grand que nos rêves :

Depuis les premières initiatives, les mentalités et les tendances de fond ont évolué dans le bon sens pour AlphaCity.

La « génération Y» intègre les entreprises, en défendant plus sa mobilité que la propriété d’un véhicule ou l’usage d’une voiture de fonction. Pour retenir ses collaborateurs, l’entreprise s’adapte et fait de l’accès à l’autopartage un projet social.

En devenant plus global, un projet d’autopartage doit savoir répondre à des critères variés :

  • Rationnels : quelles sont les économies générées par un projet d’autopartage? C’est à se stade qu’intervient la notion de TCM ou « coût total de la mobilité », intégrant les dépenses hors flotte.
  • Émotionnels : le service permet-il de développer le socio-affectif de l’entreprise, son image « green » ?
  • Fonctionnels : les critères sont nombreux et pourront aller de la gestion des abonnés à l’ergonomie de l’application.

Sur un marché naissant, s’il est difficile de tout prévoir, Alphabet s’est donné les moyens d’un triptyque idéal :

  • Une technologie fiable conçue avec et pour le véhicule.
  • De bons services adaptés à l’entreprise, la mettant en valeur via un front-office ergonomique à ses couleurs
  • Des process sans faille, qui rendent l’utilisation fluide. Cette fluidité a été acquise en anticipant les comportements des utilisateurs, en les responsabilisant et en les incitant à adopter une attitude proactive. Ainsi on ne peut récupérer un véhicule sans procéder à un « check out », (c’est-à-dire un état des lieux complet) » préalable, et on ne peut faire de « check in », (c’est-à-dire une vérification complète avant la clôture de la réservation) » sans avoir laissé la carte de carburant dans le véhicule, etc…

AlphaCity fonctionne exclusivement avec les véhicules du groupe BMW. Ce choix limité est il un handicap ?

Bien au contraire, qu’il s’agisse de BMW ou de MINI, les véhicules Premium ont plus d’un avantage dans le cadre d’un service d’autopartage. Non seulement, les usagers occasionnels d’un véhicule en autopartage sont heureux d’accéder à des marques premium, attractives et valorisantes mais en plus, ce sont des véhicules très performants en terme d’empreinte carbone et de consommation.; ils en seront d’autant plus les promoteurs. Enfin, conduire un véhicule de haut de gamme responsabilise son conducteur…

L’autopartage est-il synonyme d’électrique ?

Si l’électrique est adapté à l’autopartage en entreprise via des retours fréquents à la base pour recharge, ce n’est pas une relation exclusive.

Mais nous proposerons dans l’offre AlphaCity les modèles de la marque BMW i, notamment la BMW i3 (100 % Electrique) dès sa commercialisation.

Comment envisagez vous les prochaines étapes ?

AlphaCity a déjà séduit de grandes entreprises en Europe comme Accenture ou Microsoft.

Le déploiement à grande échelle de l’autopartage en entreprise en général, et d’AlphaCity en particulier, n’est pas une question de probabilité mais d’échéance. Quelle que soit l’innovation, les pionniers peuvent être menacés en phase de déploiement par un manque de moyens R&D ou marketing. Ce n’est pas le cas d’AlphaCity, qui est soutenu par la volonté et les moyens d’un constructeur. L’ambition est de répondre aux besoins de nos clients mais aussi de les anticiper avec une ambition claire : devenir le leader des solutions de mobilité professionnelles.

Voir la site AlphaCity >

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