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Voiture en hiver : les précautions à prendre

L’approche de l’hiver est souvent l’occasion de jeter un coup d’œil à l’état d’usure des pneumatiques. Est-ce suffisant ? Même en bon état, il est peu probable que les pneus livrés en première monte par votre loueur longue durée soient parfaitement adaptés à la saison froide. Cet article vous suggère quelques précautions supplémentaires.

 

En hiver, la sécurité automobile dépend d’abord des pneus

L’importance des pneumatiques pour la sécurité est reconnue, mais c’est bien à la saison froide et sur un sol glissant qu’on en prend toute la mesure. Car si les progrès technologiques ont permis d’améliorer considérablement la sécurité, ce ne sont au final que quelques cm2 de pneus qui gèrent l’adhérence avec la chaussée.

L’ennemi le plus visible de l’automobiliste est bien sur la neige qui ne sévit que quelques jours par an. Mais la pluie et le froid dégradent aussi considérablement l’adhérence. Les résultats sur les distances de freinage lorsque la température est inférieure à 7° sont éloquents :

 

Pneus hiver : une réglementation souple

Si le législateur français n’a pas rendu l’équipement en pneus hiver obligatoire, c’est parce que la variété des territoires et donc des climats ne justifie pas une mesure globale.


L’avis du ministère des transports

« Les conditions climatiques très variées que l’on rencontre dans notre pays ne justifient pas d’instaurer une obligation générale d’équipement en pneus neige pour tous les véhicules circulant sur nos routes. »

 

 

A l’extérieur du territoire français, chaque pays a ses règles adaptées à sa géographie et à son climat.

Source : Centre Européen des Consommateurs de France

Voir le détail par pays

 

Habillez vos roues pour l’hiver

Les manufacturiers n’ont pas encore trouvé le produit qui se comporterait idéalement à toutes les températures, et les pneumatiques hiver présentent de nombreuses spécificités techniques : une gomme qui reste souple à basse température, de larges rainures pour évacuer l’eau, un profil très entaillé, une forte lamélisation…

Seule la monte de quatre pneus identiques permet un fonctionnement optimal des aides à la conduite que sont l’ABS et le correcteur de trajectoire ESP.

 

Démarrer au petit matin glacé demande quelques précautions

Les batteries modernes « sans entretien » ne préviennent plus de leur faiblesse à venir : un beau jour, tourner la clé dans le contact ne génèrera aucune réaction du démarreur. Faites vérifier par des professionnels la charge qui devrait toujours être supérieure à 12 V moteur arrêté.

Les temps de préchauffage des moteurs diesel se sont considérablement réduits. Par temps très froid, il faut les respecter, tout comme la montée en température de la mécanique.
Contrairement à l’essence, nettement moins dense, le gazole présente une plus faible tolérance au froid. En France, le carburant diesel distribué en hiver est sensé résister jusqu’à -15° voire -20° dans certaines régions pour le gazole « grand froid » … Ce seuil est appelé « température de filtrabilité ».
Attention : Le remède consistant à ajouter de l’essence dans le gazole n’est plus adapté aux véhicules modernes. Si vous ne pouvez faire le plein de gazole « grand froid », ajoutez un additif « anti-figeant » ou « antigel » dans le réservoir, en respectant bien le dosage.

 

Un impératif : voir et être vu quand les jours sont courts

Sous nos latitudes, l’option pare-brise chauffant est souvent ignorée. C’est dommage, car ce dispositif dégivre et désembue le pare-brise, tout en décollant les essuie-glaces, en un temps record. A défaut, il faudra vous rabattre sur une classique raclette. Les produits dégivrants en aérosol ne sont pas très écologiques, et l’utilisation d’eau chaude est susceptible de créer un choc thermique et de casser le pare-brise.

La climatisation, en asséchant rapidement l’air intérieur peut être aussi utile l’hiver que l’été. Les climatiseurs automatiques incitent à la laisser en fonctionnement permanent après programmation de la température.

S’assurer du bon fonctionnement de l’éclairage est particulièrement important en hiver quand la nuit tombe tôt. En cas de défaillance, une alerte au tableau de bord vous fera réagir, mais il sera aussi utile de laver les projecteurs dépourvus de lave-phare.

Enfin, pensez à compléter le niveau du liquide de lave-glace anti-gel et assurez-vous que les balais d’essuie-glaces sont en parfait état.

 

Conduire avec un « œuf sous le pied »

La règle de base est de prendre en compte et d’anticiper les réactions du véhicule. Attention à l’impression de sécurité procurée par un véhicule 4×4 : si cette impression est justifiée à l’accélération et en virage, ce ne sera pas le cas au freinage où sa masse, souvent relativement élevée, le pénalisera.

 

Adaptez votre agenda à l’hiver

Les urgences professionnelles ou personnelles n’incitent pas à s’adapter au climat. Et pourtant, sur nos routes européennes en temps de neige, le véhicule le mieux équipé n’ira pas beaucoup plus loin que ceux qui le précédent : ces derniers, immobilisés car mal équipés, lui auront probablement barré la route. L’écoute des prévisions météo et la prudence seront alors vos meilleurs alliés…

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