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L’essor du vélo électrique. Ou comment le VAE s’invite dans l’entreprise.

Le vélo électrique ou plutôt devrait on écrire Vélo à Assistance Électrique (VAE) a le vent en poupe. Etendard de l’écomobilité, design, performant, il permet d’arriver au bureau sans avoir à changer de chemise ou à se remaquiller. Cette petite reine 2.0 soulage le pédalage en accompagnant les efforts notamment en côte. Equipé au minimum d’une batterie et d’un moteur, le VAE peut produire jusqu’à 80 % de l’énergie faisant avancer le vélo sans jamais dépasser 25 km/heure. L’autonomie varie autant que le prix, allant de 20 km à 70 km et de 500 € à 3000 € TTC. Enfin une fiscalité ultra attractive accompagne le phénomène. Une vraie aubaine pour les entreprises soucieuses de RSE ou les collectivités en mal de transports doux ?

Un marché qui grimpe

En tout cas une percée remarquée avec l’apparition de flottes de VAE dans certaines entreprises. Qu’il s’agisse des trajets domicile travail ou d’un usage purement professionnel (distribution de courrier par La poste), le vélo électrique fait une apparition remarquée et tire les chiffres du marché vers le haut. Dans un contexte plutôt morose, affichant une diminution des ventes de cycle en volume de 9 % en 2012, le vélo à assistance électrique connaît une hausse remarquable de 15 % pour atteindre 46.100 unités vendues en 2012 selon l’Observatoire du Cycle. En 2013, les chiffres sont toujours en hausse avec 56 000 vélos vendus soit un accroissement de + 17,5 % (Etude menée par l’Association nationale pour le développement de la mobilité électrique).

E-Bike Elektrofahrrad in der Stadt - Pedelec City Tour

Flottes de vélos électriques : info ou intox ?

Si leur nombre est en progression, elles restent pourtant modestes avec souvent moins de dix vélos à assistance électrique par flotte. Cependant, le VAE devrait séduire de plus en plus de collectivités et d’entreprises pour les déplacements compris entre 5 et 10 km. Facilité et rapidité de stationnement, image positive, personnel en forme… ces avantages conjugués à des investissements et des coûts de fonctionnement faibles, contribuent naturellement à l’essor du VAE. Un secteur qui s’organise désormais autour d’une filière regroupant constructeurs, gestionnaires de flottes, assureurs, bureaux d’études comme créateurs d’accessoires et permet l’intégration optimale du VAE dans les Plan de déplacements Entreprise (PDE) et les Plans de Déplacements Urbains (PDU). Des subventions conséquentes sont attribuées pour ce mode de déplacement alternatif dans le cadre de ces plans. Ainsi une PME de plus de 300 personnes peut espérer une aide totale supérieure à 100 000 €. Un sacré coup de pouce pour diminuer son bilan carbone et mettre ses collaborateurs à la petite reine.

Et à l’arrivée ?

Si a priori, le VAE ne remplacera jamais l’automobile, demain peut-être, des indemnités kilométriques existeront-elles pour les salariés qui se rendent au travail en vélo. Une généralisation de flottes mixtes proposant vélos électriques et autos pourrait également apparaître. Seul bémol, l’hiver et la pluie qui devrait décourager, à juste titre, plus d’un collaborateur pédaleur. Mais qu’importe, la réduction du trafic automobile et le partage du réseau routier peuvent s’accommoder de saisons et le VAE continuer de grimper doucement mais sûrement dans le cœur des gestionnaires de flotte des entreprises.

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