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Management : l’offre de mobilité au service de la motivation des salariés

Motiver un cadre en lui proposant un véhicule de fonction ? La pratique reste ancrée dans les entreprises, tant elle présente d’avantages, notamment par rapport à une augmentation de salaire. Cette solution ne peut néanmoins s’étendre à tous les salariés, au risque de faire exploser le budget automobile de l’entreprise. Heureusement, l’offre de nouveaux services, comme l’autopartage, ne cesse de progresser, permettant un accès facilité à des solutions de mobilité pour un nombre élargi de bénéficiaires. Avec en sus des économies à la clé pour l’entreprise. De quoi motiver l’employeur, comme le collaborateur.

Il y a toujours un fort attachement des salariés au véhicule de fonction. Il fait aujourd’hui partie intégrante du package de rémunération des cadres et des commerciaux ». Cédric Marquant, directeur Marketing et Business Development d’Alphabet, est catégorique. « Les avantages sont indéniables pour les deux parties. Pour l’employeur, le fait de mettre un véhicule à la disposition de son collaborateur permet à la fois de le motiver et de réaliser des économies substantielles par rapport à une augmentation de salaire équivalente. Côté salarié, outre le confort de ne plus avoir à gérer lui-même l’achat, l’entretien puis la revente de son véhicule, le calcul économique est également positif ». Les deux parties sont donc gagnantes, pas uniquement sur le plan fiscal ou financier. Le salarié peut souvent accéder à un véhicule de gamme supérieure à celle qu’il aurait visée pour un véhicule personnel.

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Ce dispositif permet aussi à l’entreprise de piloter au plus près la flotte de véhicules utilisés par ses collaborateurs et son homogénéité, ce qui contribue à son image.

Certaines entreprises proposent en plus à leurs collaborateurs de rajouter un certain montant par mois pour accéder au véhicule de leur choix.

Cash or Car : le débat relancé ?

Ce contexte fiscal et social favorable a contribué au développement constant du véhicule d’entreprise. La location longue durée est un vecteur indéniable de cette croissance : en 2014, elle a représenté 63 % des immatriculations de véhicules d’entreprise (source SNLVD).

Si cette solution se détache aussi clairement, c’est parce qu’elle contribue pleinement aux efforts de maîtrise des coûts des entreprises, tout en leur apportant un panel de services très complet facilitant la gestion de leur flotte (entretien, remplacement des pneumatiques, véhicule de remplacement, assurances, gestion du carburant, etc.).
La situation évolue néanmoins, notamment avec l’arrivée de nouvelles générations de collaborateurs, soucieux d’écologie et surtout peu friands des difficultés engendrées par l’utilisation d’une voiture en milieu fortement urbanisé. La génération Y relance ainsi le débat du « Car or Cash ». « Le véhicule de fonction va devoir évoluer, reprend Cédric Marquant, et le comportement des managers de l’entreprise avec. Comment motiver ses collaborateurs aujourd’hui ? La question se pose clairement, notamment dans les directions des Ressources humaines (voir le témoignage de l’entreprise Grohe) ». Elles vont en effet devoir proposer de nouveaux éléments d’attractivité pour les recrues à fort potentiel.

L’autopartage en entreprise : une voiture pour tous !

La bonne nouvelle, c’est qu’elles disposent de plusieurs dispositifs innovants, parmi lesquels la solution d’autopartage en entreprise. « Avec cette formule, les entreprises vont pouvoir élargir le périmètre des bénéficiaires de solutions de mobilité », explique l’expert d’Alphabet. Elle permet en effet de proposer aux collaborateurs qui ne bénéficient pas d’un véhicule de service ou de fonction d’utiliser une voiture pour leurs déplacements professionnels mais aussi privés (moyennant une participation financière déterminée par leur entreprise).
Lancée par Alphabet en 2010, l’offre d’autopartage en entreprise AlphaCity est souscrite par de plus en plus de sociétés (SFR, Accenture, Infineon…). Johan Lozac’h, Responsable des Solutions de Mobilité chez Alphabet, analyse les raisons qui encouragent les entreprises à l’adopter. « Il y a plusieurs facteurs. D’abord, la recherche d’économies sur les coûts de déplacement hors flotte : selon le profil de l’entreprise, ceux-ci peuvent atteindre 30 à 40 % comparativement à ceux générés par l’utilisation de taxis, locations courte durée, remboursement de frais kilométriques. Ensuite, la motivation et la fidélisation des salariés, et enfin, l’image de modernité et d’attractivité que l’entreprise va avoir vis-à-vis de l’extérieur. Au même titre qu’un service de conciergerie, un restaurant ou une crèche d’entreprise, l’autopartage s’inscrit parfaitement dans la politique salariale des sociétés qui souhaitent offrir à leurs collaborateurs un environnement de travail moderne et agréable. » En outre, l’autopartage correspond bien aux attentes des jeunes collaborateurs, souvent déjà adeptes de dispositifs de type Autolib’, le libre-service de véhicules électriques mis en place par la mairie de Paris. Il est également très vertueux sur le plan économique, puisqu’il permet de rationaliser la gestion des pools de véhicules et de limiter le recours aux taxis ou aux véhicules personnels lorsque le salarié doit effectuer un déplacement professionnel.

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L’autopartage, un outil évident de motivation

Sur le plan de la motivation des collaborateurs, AlphaCity propose une option permettant d’ouvrir l’utilisation des véhicules autopartagés à un usage privé, en dehors des heures de travail (midi, soirées, week-ends). Ce dispositif permet à l’entreprise d’optimiser l’utilisation des véhicules et les revenus générés permettent de réduire son coût global de mobilité (TCM). La participation financière des collaborateurs doit être supérieure au montant calculé pour un usage équivalent en voiture de fonction afin que ce service ne soit pas requalifié en avantage en nature.

L’opération reste intéressante pour le collaborateur, financièrement mais aussi sur le plan pratique : la réservation est simple et le véhicule est directement disponible sur son lieu de travail.
L’autopartage en entreprise est aussi un moyen de proposer de nouveaux types de récompenses dans le cadre d’incentives internes : « le manager peut par exemple offrir des périodes d’utilisation gratuite des voitures à ses collaborateurs » ajoute Johan Lozac’h.

De nouveaux services à proposer autour de la mobilité

Et pourquoi s’arrêter là ? « Il existe aujourd’hui bien d’autres services d’ores et déjà disponibles » souligne Cédric Marquant. Ainsi l’entreprise peut désormais mettre à la disposition de ses salariés des véhicules électriques mais aussi des motos et des scooters en LLD, leur donner accès à des solutions de location de courte et moyenne durée, leur proposer des packages de déplacements multimodaux…
Ces nouveaux services sont développés par les loueurs, comme Alphabet, qui deviennent de véritables intégrateurs de solutions de mobilité. Aux entreprises désormais d’imaginer leur combinaison, de manière à optimiser leur coût global de mobilité tout en apportant du confort et des conditions de travail motivantes aux collaborateurs. « Il y a une réflexion générale à engager sur ce double thème. Elle doit dépasser la vision habituelle centrée sur le seul véhicule, l’objet en quelque sorte. Pour devenir plus globale et intégrer tous les paramètres qui contribuent à améliorer la mobilité des collaborateurs, avec le maximum de confort et de qualité. ».
« Je suis étonné du faible usage qui est fait, jusqu’à maintenant, de cette palette d’outils. C’est un peu comme avec les corbeilles de fruits distribuées quotidiennement dans les entreprises. Quand par hasard, lors d’une visite, on en croise une, on se dit que c’est une formidable idée. Mais finalement, bien peu la mettent en œuvre ». L’autopartage représente incontestablement une première étape intéressante car il ouvre le débat sur l’optimisation des dépenses de mobilité et les vertus de la mutualisation. Mais aussi, conclut Johan Lozac’h, « il offre un nouvel angle de vue au management, celui du confort et de la satisfaction de son collaborateur dans son environnement de travail et lors de ses déplacements ». Ainsi, la définition d’une mobilité optimisée pourrait être « la différence entre déplacements voulus et déplacements subis ». Se donner comme objectif d’augmenter cette part “désirée” de mobilité, c’est jeter les bases d’une réflexion indispensable sur la qualité de vie au travail.
Et donc, (re)découvrir avec un regard neuf les vertus de la motivation des collaborateurs.

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