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Grohe : « À notre échelle, la mobilité des collaborateurs reste une affaire de bon sens »

La filiale française du spécialiste allemand du sanitaire Grohe emploie en France 120 personnes. Pour ses commerciaux en province, le modèle de véhicule de fonction est unique. Au siège parisien, la palette proposée au management est plus large. Visite du parc avec sa DRH, Ariane Mahé.

Ariane Mahé, DRH de Grohe France, la filiale française du leader mondial de la robinetterie sanitaire

Ariane Mahé, DRH de Grohe France, la filiale française du leader mondial de la robinetterie sanitaire

Nos équipes se partagent entre la province, avec plus de 70 commerciaux qui travaillent avec les grandes enseignes de bricolage, les architectes, les bureaux d’études et les grossistes en plomberie, et une cinquantaine de collaborateurs au siège, dans le quartier de la Défense à Paris ». Le décor est planté et Ariane Mahé, DRH de Grohe France, le fabricant bien connu de produits sanitaires (robinetterie notamment), précise bien vite qu’il est plutôt uniforme. « Nous faisons partie d’un groupe allemand, avec une charte de sélection et d’utilisation des véhicules de fonction stricte. Pour les commerciaux et le management, deux modèles sont proposés, en l’occurrence de marque allemande, confortables et de bon standing compte tenu des kilomètres à parcourir. Et nous avons ouvert la possibilité, pour ceux qui le désirent, de se faire rembourser des frais kilométriques sur des véhicules personnels ». Ce qui permet d’introduire un peu plus de variété dans le parc Grohe, mais avec quelques limites : la DRH dispose d’une clause de validation qu’elle n’accorde que si le véhicule choisi par le collaborateur n’est ni trop ostentatoire, ni trop bas de gamme.

Dans ce cadre assez strict, que représente (encore ?) la voiture de fonction comme élément de motivation ? « Chez les commerciaux, elle est perçue comme un outil de travail de bon standing, pas plus. L’important c’est le confort, ainsi qu’un positionnement qui permette, à minima, de représenter GROHE vis-à-vis des clients notamment les artisans plombiers, qui possèdent souvent des modèles de luxe ».

C’est finalement avec la nouvelle génération que les comportements évoluent : « Nous constatons, surtout en milieu urbain à Paris, que nombre de jeunes collaborateurs attachent moins d’importance au fait de disposer d’un véhicule. Mieux, ils la refusent parfois, trouvant plus simple, plus écolo et même valorisant, le fait de se reposer sur AutoLib pour les rares fois où ils ont besoin d’une voiture ».

Ariane Mahé voit également émerger parfois produit-grohequelques demandes originales, traitées au cas par cas, comme une prise en charge des déplacements à vélo. « Nous prenons aussi des initiatives opportunistes comme l’autopartage, par exemple lorsque, suite au départ d’un collaborateur, un véhicule est inutilisé quelque temps sur le parc. Mais à l’échelle d’une société comme la nôtre, les approches collectives semblent inadaptées. C’est le bon sens qui prime. »

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