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Financer son parc automobile : des solutions pour les petites entreprises

La location longue durée n’est pas réservée aux grandes entreprises. Les petites sociétés y viennent aussi aujourd’hui, convaincues à la fois par les facilités de trésorerie et les services intégrés aux offres des loueurs, gages d’une gestion simplifiée.

« Dans les petites entreprises, le premier utilisateur d’un véhicule de fonction est souvent le fondateur ou le directeur financier ». Le constat de Carole Dauphinot, attachée commerciale chez Alphabet, laisse augurer des prises de décision rapides au moment de choisir un modèle… et un mode de financement. Mais ce n’est pas si simple. Sur le plateau où quinze attachés commerciaux accueillent les demandes des petites entreprises, les échanges portent principalement sur les paramètres du contrat de location longue durée. « Les clients se sont souvent déjà déplacés dans une concession et ont choisi la marque et le modèle du ou des véhicules. Ils effectuent aussi beaucoup de comparaisons sur internet entre les différentes solutions de financement ainsi qu’entre les offres des loueurs ».

La location longue durée : une véritable opportunité pour les petites entreprises.

Les entreprises disposent de plusieurs solutions pour financer leurs véhicules : l’acquisition (sur fonds propres ou à crédit), le crédit-bail, la location avec option d’achat (“LOA”) et enfin la location longue durée.
Pourtant, parmi celles-ci, la LLD reste la solution par excellence pour financer le parc automobile d’une entreprise, même quand celui-ci ne se compose que d’un véhicule ! Démonstration par l’exemple :

Acquisition du véhicule

Elle peut se faire en achat sur fonds propres ou par le recours à un crédit classique. Dans le premier cas, elle implique de puiser dans la trésorerie de l’entreprise. Dans le deuxième, elle mobilise sa capacité d’endettement et de plus implique de prendre en charge la gestion quotidienne des véhicules (entretien, assurances, assistance, revente…). Cette solution n’est clairement pas la mieux adaptée pour les entreprises.

Le crédit-bail ou la LOA

le-saviez-vous-normes-baleProposée par de nombreux constructeurs, cette solution de financement nécessite un apport (qui prendra la forme d’un dépôt de garantie ou d’un premier loyer majoré – ce qui implique de puiser dans la trésorerie de l’entreprise) et prévoit une “option d’achat” dont le montant doit être acquitté à la fin du contrat, permettant alors à l’entreprise de devenir propriétaire du véhicule. Comme pour un achat à crédit, le contrat de crédit-bail ou de LOA a un impact sur la capacité d’endettement de l’entreprise. Quelques prestations complémentaires (assurance, entretien) peuvent être incluses au loyer mais cela n’est pas obligatoire.

La location longue durée (LLD)

C’est la solution par excellence pour le financement des véhicules d’entreprise puisqu’elle permet l’externalisation complète de la gestion de la flotte et un suivi très précis du coût réel d’utilisation des véhicules. De plus, aucun apport n’est nécessaire et les loyers peuvent être adaptés en cours de contrat pour coller à la réalité d’utilisation des véhicules. Ils peuvent inclure de nombreuses prestations comme l’entretien, l’assistance, l’assurance mais aussi le changement des pneumatiques ou la mise à disposition d’une carte carburant. Enfin, l’entreprise locataire préserve la totalité de sa capacité d’endettement (pas d’engagement hors bilan) et est libérée de la revente des véhicules, qui sont restitués au loueur en fin de contrat. « Ces arguments en faveur de la location longue durée ont de plus en plus de succès vis-à-vis des petites entreprises » conclut Carole Dauphinot. « Mais il faut bien les leur expliquer. Il faut aussi se montrer patient, car les cycles de décision sont longs, notamment en fin de contrat, quand se pose la question du renouvellement des véhicules. »

Exemple d’une flotte de 30 Peugeot 308 1.6 Blue Hdi 120 ch Business Pack : le financement en LLD permet une économie potentielle de 270 000 € en comparaison avec un financement en crédit classique sur 48 mois.
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