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Se former à la conduite, bon pour l’environnement, bon pour la sécurité !

La réforme de la formation professionnelle et le compte personnel de formation se mettent progressivement en place. Dans ce nouveau cadre, les formations à l’éco-conduite et à la prévention des risques routiers, attirent de plus en plus de candidats.

Entrée en vigueur le 5 mars 2014, la réforme de la formation professionnelle arrive le 6 mars 2016 au terme de d’une première phase marquée par l’apparition du CPF d’une part, la généralisation des entretiens professionnels individuels d’autre part.

En particulier, le CPF (Compte Personnel Formation), qui remplace le DIF (Droit individuel à la Formation), est une réserve personnelle de droits du salarié, qui les emporte avec lui, même lorsqu’il change d’entreprise. L’utilisation de ces droits, ainsi que l’orientation donnée à son parcours professionnel, constitue l’épine dorsale des échanges lors de l’entretien individuel, qui doit avoir lieu tout les deux ans au minimum.

Les formations éligibles au CPF sont nombreuses, et variées. Le site http://www.moncompteformation.gouv.fr/ en fournit une liste exhaustive, ainsi qu’un moteur de recherche permettant à chaque salarié de déterminer à quelle formation il a droit, sachant que celle-ci doit être qualifiante pour lui (c’est-à-dire aboutir à un diplôme reconnu).

Les professionnels de la route sont évidemment concernés, notamment par les cursus les initiant ou les perfectionnant à l’éco-conduite d’une part, à la prévention des risques routiers d’autre part.

L’éco-conduite permet une réduction de 15 à 20 % de la consommation de carburant.

La société Mobigreen fait partie des pionniers sur le marché de la formation du « changement d’attitude au volant ». Elle propose une gamme complète de services et produits adaptée aux besoins spécifiques de ses clients, les accompagnant ainsi dans leurs démarches de développement durable. En partenariat avec le spécialiste de la location longue durée Alphabet, la société propose d’aider les conducteurs à optimiser leur comportement routier, dans le but d’augmenter la sécurité sur la route et de diminuer les frais liés à leur véhicule. Une réussite qui dépend d’un changement d’attitude au volant, basé en grande partie sur une plus grande anticipation.

Contrairement aux idées reçues, ce style de conduite dynamique n’entraîne ni perte de plaisir à conduire, ni perte de vitesse moyenne. Les calculs montrent aussi des économies de carburant comprises en moyenne entre 15 et 20 % (et même 40% sur une conduite « agressive », source ADEME). D’autres bénéfices tangibles apparaissent, comme la réduction des émissions de CO2, celle du nombre d’accidents (10 à 15 %), de l’usure des pneumatiques et de la mécanique. Une grande majorité de stagiaires signalent, au bout de quelques semaines, une baisse significative de la fatigue et du stress au volant. Une somme d’avantages qui représentent une économie substantielle à l’échelle d’une flotte.

Prévention des risques routiers : une vraie nécessité ?

De leurs côtés, les spécialistes de la prévention aux risques routiers militent pour qu’un nombre croissant de conducteurs fréquentent leurs cursus. Jean-Philippe Monnatte, d’ACP, nous le confiait récemment : « la formation initiale, via le permis de conduire, mobilise l’attention des spécialistes de la sécurité routière. Mais il y a un véritable intérêt à faire venir des conducteurs plus expérimentés sur nos circuits, où ils vont pouvoir tester des situations critiques – freinages, glissades, etc – en toute sécurité. Et sur tous type de véhicules, de la moto au camion en passant par les véhicules de tourisme, dans toutes les motorisations et dans toutes les énergies. Beaucoup de candidats viennent d’ailleurs vérifier le comportement des véhicules électriques, histoire de toucher du doigt la réalité ».

ACP comme Mobigreen, voient passer dans leurs stages des contingents de conducteurs de flottes d’utilitaires, certaines sociétés ayant parfaitement compris l’ensemble des bénéfices liés à ces différentes formations : baisse de la consommation, du nombre d’accidents, hausse de la productivité des équipes, amélioration de l’image de l’entreprise. Le spécialiste du surgelé Picard communique même dans ses magasins sur la formation de ses livreurs à l’éco-conduite, dans le cadre de sa stratégie RSE.

Un élément important du développement et de la sérénité personnels

Contrairement aux professionnels de la livraison, du transport routier ou encore du SAV, pour qui ces formations peuvent faire l’objet d’un accord de branche et entrer dans la définition d’un parcours professionnel qualifiant, les utilisateurs de véhicules de fonction ou de pool ne peuvent les suivre que dans le cadre du « développement personnel ». Cela signifie que les premiers pourront utiliser leur CPF pour se former à ces nouvelles conduites, et pas les seconds, qui devront trouver un autre financement. Il faut noter que de nombreux employeurs – et c’est heureux – considèrent à juste titre que ces formations sont utiles à la fois à leurs collaborateurs et à l’entreprise, et acceptent de les financer. De leur côté, les sociétés de formation se mobilisent – Jean-Philippe Monnatte nous l’a assuré – pour rendre leurs stages plus largement éligibles au CPF. Une affaire à suivre de près donc.

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