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« Ma semaine avec le C-Evolution »

PDG d’Automobile Club Prévention, organisme de formation sur le risque routier, Jean-Philippe Monnatte n’a pas manqué l’occasion d’essayer le nouveau scooter électrique de BMW, en situation réelle. Verdict : « la bête est belle et porte haut les couleurs de la marque ». Et côté autonomie et sécurité, le voilà rassuré…

Jean-Philippe Monnatte est venu au scooter dès 2001. Un défi pour ce spécialiste de la prévention des risques routiers, tant les deux roues avaient à l’époque une image contrastée sur le plan de la sécurité de leurs conducteurs. « Mais justement, faire un essai à l’époque sur un C1 prêté par BMW Motorrad constituait un excellent moyen de vaincre les réticences » se rappelle-t-il. Convaincu par ce premier test, devenu utilisateur d’un C1 et par la suite d’un Yamaha X-Max, il développe ces dernières années une véritable curiosité pour les motorisations électriques : « j’ai par exemple pratiqué la Renault Twizzy ou encore la Toyota Auris Hybride. Histoire de confronter à la réalité mes a priori positifs (puissance et silence du moteur) et négatifs (autonomie limitée et incertaine, dégradation des performances des batteries avec le temps). Récemment encore, je n’ai pas voulu acheter de tondeuse électrique sans fil à cause de ce dernier point » confesse-t-il.

Mouvement ET autonomie !

On l’a compris, Jean-Philippe Monnatte a besoin d’expérimenter pour se faire une opinion. Aussi, lorsque son interlocuteur commercial Alphabet, auprès de qui ACP loue une partie importante de sa flotte de véhicules pour ses centres d’essais, lui propose d’essayer le scooter BMW C-Evolution, il ne laisse pas passer l’occasion. « J’avais bien noté que le constructeur garantissait ses batteries à 80 % de leurs performances initiales jusqu’à cinq ans d’utilisation, mais je voulais me faire ma propre opinion concernant l’autonomie réelle ».
D’autant qu’il réside à 35 km de son lieu de travail, ce qui représente, aller-retour, la limite supposée de cette autonomie. « À l’usage, il m’est toujours resté un peu de marge, de l’ordre d’une dizaine de kilomètres, raconte-t-il. Du coup, je n’ai pas ressenti le besoin de recharger la batterie pendant mes heures au bureau. Mais j’aurais pu le faire, c’est assez simple avec une prise électrique ».

Et les performances ? Ce professionnel de la route est catégorique : « Les accélérations sont vraiment fulgurantes ». Jean-Philippe Monnatte souligne à quel point il faut s’adapter et se méfier de ces reprises, d’autant qu’elles ont évidemment un coût sur le plan de la consommation électrique. « C’est tout de même appréciable de pouvoir compter sur elles, lorsqu’il faut se dégager rapidement d‘une situation potentiellement dangereuse. Les scootéristes me comprendront… » La solution ? Adopter le mode dit « normal », parmi les quatre proposés par l’ordinateur de bord. « Il permet d’atteindre des performances convaincantes sur la route et optimise le réglage du frein moteur pour la récupération d’énergie lors des phases de décélération ».

Une image de marque bien transposée à l’électrique

Au bout d’une semaine d’essai, le bilan est donc très positif. Côté plus, le directeur d’ACP juge que « la bête est belle et porte haut les couleurs de la marque, bien transposée à ce nouvel univers électrique. Sur le plan esthétique, le modèle est facilement identifié, apprécié par les connaisseurs qui se retournent sur son passage. » Le confort est également au rendez-vous du C-Evolution, avec un poids de 200 kg qui assure un bel équilibre, sans être rédhibitoire puisqu’il dispose d’une marche arrière.

« J’ai essayé de dresser la liste des désavantages, mais ils sont presque tous retournables ou au moins contournables. Comme la petitesse du coffre de série qui peut se résoudre par l’option Top Case ».
Quant à la question du prix ? S’il demeure élevé, « il faut souligner que les frais d’entretien sont bien en dessous de ceux constatés avec un modèle thermique » conclut-il.

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