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Etat des routes françaises : les automobilistes s'inquiètent

Une enquête du magazine UFC Que Choisir met en lumière les interrogations des conducteurs hexagonaux sur la dégradation du réseau routier français. Un sentiment qui concerne surtout le réseau secondaire.

UFC Que Choisir vient de publier une enquête riche d’enseignements et probablement réaliste, puisque plus de 3000 de ses lecteurs y ont répondu. Il faut dire que le sujet nous concerne tous : l’état du réseau routier français et les pistes pour améliorer une situation jugée… perfectible !

Çà roule pour les autoroutes, moins bien pour le réseau secondaire

Deux chiffres édifiants pour commencer : 25% des automobilistes ne se sentent pas en sécurité sur nos routes et 65% considèrent que leur état s’est dégradé ces dernières années. Il ne s’agit que d’un sentiment bien sûr, et la mesure objective de la réalité n’était pas l’objet de l’enquête. Cependant, le verdict est sans appel. Et il a de quoi interroger les élus qui menacent, sur fond de baisse des dotations de l’état aux collectivités, de moins bien entretenir la partie du réseau qui est sous leur responsabilité. Une position qu’a défendue Dominique Bussereau, président de l’assemblée des départements de France au début de cette année.

Or justement, les routes gérées par les conseils généraux n’ont pas la cote auprès des automobilistes. Ils sont 58% à constater la dégradation du réseau secondaire et encore 42% celle des départementales et autres routes communales.

Les routes urbaines ou extra-urbaines sont aussi concernées (32%). L’évolution du réseau dit principal est, elle aussi, critiquée par 30% des conducteurs. Seuls axes à échapper à la critique, les rocades ou boulevards périphériques ne sont citées que par 12% des personnes interrogées et les autoroutes par 7% d’entre elles.

Un bon entretien vaut mieux qu’un long discours… de la prévention routière

Le magazine a également voulu savoir quels axes d’amélioration avaient la préférence des automobilistes. On ne sera pas surpris d’apprendre que ceux-ci attendent un meilleur entretien des chaussées (95% de citations), un marquage au sol plus visible (94%), des panneaux plus lisibles (77%). Bref, tout ce que l’Etat ou les collectivités territoriales ont, selon eux, oublié de faire ces dernières années.

Mais ce n’est pas tout. Les personnes interrogées mettent en avant les efforts qui doivent être faits de la part des conducteurs. Pour améliorer la sécurité routière, 77 % d’entre elles pensent que suivre des séances de révision du code de la route serait bénéfique. Et 73% retiennent l’idée d’une instauration de visites médicales obligatoires au-delà d’un certain âge.

Quant à la piste qui consisterait à durcir la réglementation en vigueur, les avis sont moins enthousiastes… Une très courte majorité (56%) accepterait éventuellement une diminution du taux d’alcoolémie autorisé au volant (passage de 0,5 g à 0,2 g) mais seulement 44 % des sondés estiment qu’un système automatique de limitation de la vitesse améliorerait la sécurité routière. Enfin, 83% s’opposent à la diminution de 90 km/h à 80 km/h de la vitesse maximale autorisée sur le réseau principal et 87 % à celle d’une réduction à 110 km/h de la vitesse maximale autorisée sur autoroute.

En conclusion, et si de toute évidence chacun doit prendre sa part à la construction de routes plus sûres 82,5 % des personnes interrogées ont tout de même réaffirmé le plaisir qu’elles avaient à conduire.

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