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Babyliss : « L’anticipation est la clé d’une bonne restitution »

Des véhicules qui roulent beaucoup et qui souffrent sur les parkings des centres commerciaux… De quoi inciter Babyliss à organiser rigoureusement les phases précédant la restitution des 200 véhicules qui composent sa flotte. Un processus pour lequel la formation et l’implication des conducteurs s’avèrent des éléments-clés du succès de la démarche.

Mike LEITE

Mike LEITE

Babyliss, le spécialiste de l’univers de la beauté (épilateurs, tondeuses, sèche-cheveux) et du petit électroménager de cuisine à travers sa marque Cuisinart, dispose d’une flotte de 200 véhicules en Europe (94 en France). « Nos commerciaux utilisent des voitures de société (sans logo pour des raisons de sécurité des marchandises transportées) afin de se rendre sur le terrain et chez nos distributeurs, dans les centres commerciaux notamment » explique Mike Leite, responsable des services généraux, en charge de la flotte avec l’aide d’une collaboratrice.

Les véhicules roulent beaucoup. Ils effectuent en moyenne 145 000 km tous les deux ans et sont exposés, sur les parkings des enseignes de la grande distribution principalement, à de nombreuses vicissitudes : rayures, chocs sur les portières, pare-chocs endommagés par les plots en béton… Ajoutons que la flotte est répartie sur l’ensemble du territoire, ce qui rend quasi impossible un examen du véhicule par le gestionnaire de flotte durant le contrat.

De quoi appréhender le moment de la restitution ? En tous cas, il faut l’anticiper, estime Mike Leite, qui a donc mis en place une organisation rigoureuse. « Un mois avant la date de la restitution, nous demandons à nos conducteurs de faire systématiquement effectuer un devis de carrosserie portant sur l’ensemble du véhicule. à partir de l’estimation des travaux, en intégrant les remises pour vétusté et en tenant compte des éventuelles franchises de restitution négociées avec le loueur, nous pouvons arbitrer et décider d’engager nous-même ou non les travaux de remise en état ».

La pédagogie paie avec les conducteurs

« Une fois déduite la franchise sur les frais de dépréciation, ceux-ci représentent en moyenne l’équivalent d’un mois de loyer. De quoi être tenté de sanctionner les conducteurs négligents ? « Vous savez bien que ce serait illégal », répond Mike Leite. « De plus, dans notre cas, il n’est pas toujours facile de dégager des responsabilités. Je crois beaucoup plus au dialogue et à la pédagogie, accompagnés de certains rappels utiles ». Babyliss demande donc à ses conducteurs de surveiller l’état de leur véhicule en cours de contrat, de façon à faciliter la gestion des éventuelles réparations à la charge des assureurs. « Par ailleurs, nous fournissons à nos équipes des modèles plutôt haut-de-gamme pour les motiver à respecter de bonnes pratiques ». Enfin, le gestionnaire de flotte envoie des mails de conseils au moment de la restitution – avec modération pour être certain que ses messages soient bien lus.

Le conducteur gère la restitution, le gestionnaire aussi !

Compte tenu de la décentralisation des équipes commerciales, c’est le conducteur lui-même qui restitue son véhicule auprès du garage où il prend possession de son nouveau modèle. Dans cette configuration, « il est particulièrement utile de lui rappeler de ne pas oublier son double de clé par exemple, de mettre son train de pneus de rechange dans le coffre s’il bénéficie d’un contrat pneus été/hiver, ou encore de remonter ses pneus été si la saison hivernale est passé ».

Il ne reste plus au gestionnaire de flotte qu’à attendre le résultat de l’examen. Mike Leite apprécie la neutralité d’experts indépendants (comme Macadam) dans le processus. « Je pense que la professionnalisation de ce moment de la restitution est bénéfique pour tout le monde ». Cette étape représente un élément économique important dans la vie d’un contrat pour le loueur, qui doit faire les choses en toute transparence, comme pour le client, chez qui l’impact financier peut être important : « 1 loyer sur 24, c’est tout de même 4 à 5 % du montant global du contrat. Cela mérite qu’on s’y intéresse ! ».

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