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Mercedes SL : une beauté intemporelle

La légendaire Mercedes 300 SL, née en 1952, s’est rapidement illustrée en compétition. Les versions SL suivantes ont entretenu et développé le prestige de ce modèle, à un niveau que nombre d’amateurs jugent aujourd’hui indépassable.

A l’origine, la Mercedes 300 SL

A l’origine, la Mercedes 300 SL

Au début des années cinquante, les responsables de Daimler-Benz décident de participer aux compétitions automobiles avec un nouveau modèle dédié. Conçue dans cet objectif, la 300 SL (pour Sport Leicht, « sport légère ») voit le jour. Cette Mercedes fera ses débuts en mai 1952, sur la célèbre course italienne Mille Miglia. Elle remporte quelques semaines plus tard les 24 Heures du Mans, puis participe à la Carrera Panamerica au Mexique.

De la course à la route

En 1954, la SL est proposée à la vente aux amateurs aisés. Equipé d’un six-cylindres en ligne de 218 cv et dotée de portes « papillon » devenues iconiques, le superbe coupé Gullwing – nom donné à ces portes qui s’ouvrent par le dessus – fait alors très forte impression. Il sera produit jusqu’en 1957. La version Roadster décapotable prend alors le relais jusqu’en 1963.

Mercedes 190 SL : inscrit dans la durée

Parallèlement à la prestigieuse version 300 SL, la firme à l’Étoile propose à son catalogue de 1958 à 1963 le plus abordable mais non moins séduisant 190 SL. Avec un quatre-cylindres en ligne de 106 ch, ce cabriolet est proposé en carrosserie coupé avec hard-top amovible ou en version roadster dotée d’une capote à toile souple. Extrêmement bien construits, près de la moitié des 190SL produits roulent encore aujourd’hui.

La Mercedes 190 SL

La Mercedes 190 SL

Mercedes Pagode, l’œuvre de Bracq

Avec les 230SL, 250SL et 280SL, le célèbre designer Paul Bracq imagine un des plus beaux coupés de l’histoire de Mercedes. C’est au sortir de son service militaire en Allemagne que le maître carrossier entre chez le constructeur allemand, « avec trois dessins dans la poche ». Karl Wilfert, directeur du style et de la carrosserie, l’incite alors à travailler, dans la rupture, sur un projet innovant. à l’époque le résultat est qualifié « d’anachronisme divin ». Le projet semble contredire les lois de l’aérodynamique. Le pavillon devra même être renforcé sur le tard par deux nervures latérales ! Mais l’anachronisme en question fera le succès du modèle, baptisé « Pagode » par la presse au Salon de l’auto de Genève 1963.

La légendaire "Pagode".

La légendaire « Pagode ».

Une longue lignée

Nous en sommes désormais à la sixième génération de SL. Évoluant en phase avec son temps, il devient en 2001 un coupé cabriolet avec toit en dur. Si le « Leicht » de l’appellation SL paraît usurpé aujourd’hui pour un aussi grand véhicule, il suffira de considérer qu’il signifie désormais « Luxe ».
Depuis 65 ans, les meilleurs ingénieurs et designers du monde automobile se sont mis au service de ce mythe. L’histoire raconte que même l’italien Pininfarina a proposé sa vision d’un coupé Mercedes de prestige. Stuttgart lui aurait alors sèchement répondu : « En matière de design automobile, le plus-que-parfait ne se conjugue pas »

Depuis les années 1950, les générations de SL ont fait le bonheur de quelques centaines de milliers de privilégiés. L’histoire continue avec sa 6e génération, à la fois coupé et roadster de luxe : apparue en 2001, elle vient d’être restylée. La ligne extérieure, moins fuselée que sur les modèles précédents, conserve un long capot, des ouïes d’air latérales et une large grille de calandre. Bien sûr, les mécaniques évoluent : le V6 de 3 litres de la version SL400 affiche aujourd’hui 367 chevaux et 500 Nm. Le V8 biturbo de la SL500 est annoncé à 455 chevaux et 700 Nm. Mais il y a mieux : Le V8 biturbo de 5,5 litres de la SL 63 AMG revendique 585 chevaux et 900 Nm. Et si certains trouvaient encore cette puissance insuffisante, le V12 biturbo de la SL 65 AMG devrait les combler avec 630 chevaux et 1 000 Nm.

mercedes-sl

La SL d’aujourd’hui intègre aussi les toutes nouvelles solutions technologiques. Parmi les plus innovantes, la fonction « Active Body Control » permet un scan en temps réel de la route, pour préparer les suspensions du véhicule aux éventuels cahots et, dans les virages, l’incliner vers l’intérieur de la courbe, à la manière d’un skieur.

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