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La voiture autonome : où en sommes-nous ?

Les experts du marché automobile en sont certains : les véhicules partiellement ou entièrement autonomes représenteront 30 % de la production mondiale d’ici 2035. Néanmoins, la notion d’autonomie ne désigne pas uniquement des véhicules capables de se déplacer sans conducteur : elle se divise en 5 catégories. Les véhicules actuellement commercialisés, qui intègrent une assistance au stationnement ou un régulateur de vitesse, sont déjà considérés comme partiellement autonomes. Les modèles 100 % autonomes, capables de diriger le véhicule et de réagir selon les obstacles rencontrés sur la route, devraient arriver sur le marché d’ici une quinzaine d’années. 

Premier palier d’autonomie : le tableau de bord assiste le conducteur, qui adapte sa conduite à son environnement

  • Niveau 0 : aucune automatisation

Le conducteur garde totalement le contrôle sur l’ensemble des fonctions du véhicule, du freinage à l’accélération en passant par la direction. L’ensemble des véhicules commercialisés au XXème siècle appartient à cette catégorie. Les informations données au conducteur par le tableau de bord sont assimilées à des avertissements mais pas à une aide à la conduite.

  • Niveau 1 : assistance à la conduite

La plupart des véhicules actuellement en circulation sont dotés d’équipements de conduite assistée, qui comprennent un ordinateur de bord avec régulateur de vitesse et/ou direction assistée. Le conducteur reste sollicité 100% du temps.

  • Niveau 2 : automatisation partielle

A ce niveau, le véhicule gère l’accélération et la décélération, parfois la direction. Le conducteur reste sollicité pour comprendre son environnement et doit pouvoir reprendre à tout instant le contrôle de son véhicule. Les équipements proposés dans cette catégorie sont par exemple le régulateur de vitesse adaptatif ou le maintien du véhicule dans sa voie de circulation. Certains véhicules haut de gamme comme l’Audi Q7 e-tron proposent déjà ces équipements de série.

Second palier d’autonomie : le véhicule surveille son environnement et agit en fonction de celui-ci

  • Niveau 3 : automatisation conditionnelle

À partir de ce niveau, les véhicules sont capables d’agir en fonction de leur environnement. Le conducteur doit pouvoir être capable de reprendre le contrôle du véhicule à tout moment mais le véhicule est parfaitement autonome dans certaines conditions de conduite. Les Tesla actuelles sont précurseurs grâce à leur système « Autopilot ». Sur autoroute, celui-ci s’appuie sur un dispositif d’intelligence artificielle qui permet au véhicule de « comprendre » son environnement et est notamment capable de dépasser les véhicules une fois le clignotant activé. L’ordinateur de bord sait maintenir le cap ou peut décider de décélérer si les distances de sécurité ne sont pas respectées.

  • Niveau 4 : automatisation élevée

A ce niveau, le véhicule devient parfaitement autonome dans certaines conditions et peut prendre des décisions sans recourir au conducteur. Par exemple, si celui-ci est inconscient, la voiture peut elle-même décider de sortir et s’arrêter sur une aire de repos. Elon Musk, entrepreneur américain, directeur et président de Tesla, a annoncé le niveau 4 pour ses véhicules dès la fin de 2017.

  • Niveau 5 : automatisation complète

Le niveau 5 est celui que visent tous les constructeurs : le véhicule 100 % autonome sera capable de se déplacer dans toutes les circonstances sans aucune nécessité d’intervention humaine. Ce degré d’autonomie est pronostiqué pour 2035 par l’ensemble de l’industrie automobile, le temps d’ajuster le niveau nécessaire d’intelligence artificielle embarquée dans les véhicules. Ce stade devrait être atteint de manière progressive, par l’ajout de fonctions d’aide à la conduite de plus en plus sophistiquées sur les véhicules. A terme, ces véhicules entièrement autonomes seront la norme, la conduite humaine sera proposée de façon optionnelle, pour le plaisir…

Au-delà de l’enjeu technologie qu’ils représentent, l’arrivée des véhicules autonomes aura un impact global sur l’ensemble de l’écosystème lié à la mobilité sur la route. Les assureurs, notamment, devront redéfinir certaines clauses de leurs contrats, réévaluer la notion de responsabilité et anticiper la cohabitation à venir entre véhicules avec conducteurs et véhicules autonomes.

 

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