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Les modes de transports « doux » sont là pour durer

Les modes de transports « doux » sont là pour durer

Encouragée par les incitations fiscales, portée par la recherche d’alternatives à la voiture et aux transports en commun dans les grandes villes, la vague du vélo électrique s’amplifie. Mais ce n’est pas le seul mode de transport « soft » à connaître le succès. De nouveaux objets de mobilité commencent à trouver leur place, notamment dans les villes, au point qu’il faudra sans doute rapidement réglementer leur usage dans l’espace public.

Il n’y a pas que la voiture dans la ville ! Depuis plusieurs années, en plus du vélo, de nombreux objets roulants ont fait leur apparition, parfois jusque sur les trottoirs. En matière de transport « soft » et de micro-mobilité urbaine, il y en a pour tous les goûts et pour tous les budgets.

Organiser le partage de l’espace public

La question de la sécurité des utilisateurs de ces nouveaux modes de transport est cependant posée. Elle intéresse les entreprises, soucieuses de l’intégrité physique de leurs salariés, mais aussi les responsables de l’aménagement urbain. Car la cohabitation sur les voies de circulation, les trottoirs ou encore les pistes cyclables n’est pas aisée, entre des « objets mobiles » atteignant des vitesses de l’ordre de 30 km/h et des piétons qui ne marchent qu’à 5 km/h et changent souvent de trajectoire.

Le code de la route ne prévoit rien pour ces nouveaux engins dont les règles de circulation dépendent d’une certaine tolérance des pouvoirs publics et des forces de l’ordre. En particulier, un maire peut interdire certains usages sur les trottoirs et les pistes cyclables et il incombe à l’utilisateur de connaître ces limitations.

Le site de la Prévention Routière rappelle cependant quelques règles de base, tout en admettant que la parution d’un règlement spécifique, prévu depuis 2013, n’est toujours pas d’actualité :

  • Vérifiez que votre assurance vous couvre au titre de la responsabilité civile
  • N’empruntez pas les voies de circulation ou les pistes cyclables, réservées à des véhicules homologués. Sur les trottoirs, votre vitesse devra être adaptée à celle des piétons. Pour mémoire, un choc à 25 km/h équivaut à une chute depuis le premier étage d’un immeuble

La réglementation devrait se consolider au fur et à mesure du développement des nouveaux moyens de mobilité urbaine. L’enjeu est d’importance, pour la sécurité des individus comme pour les aménageurs de l’espace public qui voient avec intérêt se développer des alternatives à la voiture. En attendant ce jour, roulons « soft » à tous points de vue !

Organiser le partage de l’espace public

Une voiture propre, un gage de sécurité et d’économies ?

La star des déplacements en « micro-mobilité » urbaine reste le vélo. Dans sa version électrique, il s’en est vendu plus de 134 000 exemplaires en 2016 (prix à partir de 1 000 euros environ), sur un total de 3 millions d’unités (source Union Sports & Cycle). Selon la même source professionnelle, 32 % des Français pédalaient régulièrement en 2015 (50 % de plus que trois ans auparavant).

Les vélos en libre-service (VLS) dans les principales grandes métropoles ont contribué à cette montée en puissance. En 2015, on en recensait 55 000 en circulation dans 55 villes de France, Paris en tête avec 25 000 unités.

Au total et selon l’Avere, le vélo représenterait ainsi 3 % de part modale dans les déplacements en centres-villes, une proportion qui grimpe même à 15 % à Strasbourg, première ville de France à avoir mis en place une véritable politique dédiée (voir encadré).

mobilité douce, Quesako ?

La trottinette
trottinetteDans sa version à propulsion pédestre, elle avait déjà connu un premier moment de gloire dans les années 1970. Elle a fait dernièrement une réapparition remarquée, grâce notamment à ses versions électriques et à des vitesses atteignant 40 km/h. Il s’en est vendu 7 000 unités en France en 2016 (source Salon Autonomy). Budget : à partir de 300 euros.

Le gyropode
gyropodeCette plateforme à deux roues est surmontée d’un manche à hauteur d’utilisateur, qui permet de se diriger mais aussi de régler sa vitesse, qui peut atteindre 20 km/h. A propulsion électrique, elle est très prisée dans les zones touristiques où elle est surtout utilisée en location, car l’investissement est conséquent. Budget : à partir de 2000 euros.

L’hoverboard
overboardSur la base du gyropode, le manche directionnel en moins, l’hoverboard s’apparente de fait à un skateboard électrique sur lequel les roues auraient été placées perpendiculairement à la plateforme. De plus en plus présent sur les trottoirs des grandes villes, son utilisation demande un sens certain de l’équilibre. Budget : à partir de 300 euros. à noter qu’il existe également des modèles électriques des skateboards « classiques », avec deux trains de roues placés sous la planche. Et des versions « boostées » qui permettent d’atteindre des vitesses de plus de 30 km/h !

Monocycle électrique (ou gyroroue ou wheel)
MonocycleUne roue à propulsion électrique de laquelle dépassent deux reposoirs placés en dessous de l’axe de rotation, pour les pieds de l’utilisateur. Sens de l’équilibre exigé, car certains modèles dépassent les 30 km/h ! C’est un véritable succès avec 6 500 ventes en 2016. Budget : à partir de 500 euros.

Scooter électrique léger
scooterPrésenté comme un scooter par les fabricants, il ressemble plutôt à un vélo pliable – quoiqu’assez volumineux – et atteint des vitesses de 30 à 40 km/h. Budget : à partir de 1 000 euros.

Nul doute que de nouveaux objets feront leur apparition dans les prochaines années pour renforcer l’offre en last miles vehicules, une appellation venue de la Côte Ouest des Etats-Unis qui désigne l’ensemble des solutions pour parcourir les derniers hectomètres entre une station de transports en commun ou un parking et la destination finale (bureau, domicile).

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