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Nettoyage des véhicules

Nettoyage des véhicules

Une prestation proprement indispensable !

Ce n’est pas la ligne de dépenses la plus surveillée dans la gestion quotidienne d’un parc automobile. Et pourtant, à raison de deux lavages en moyenne par mois pour maintenir un véhicule propre, la facture annuelle peut vite s’élever. Une bonne raison d’examiner les offres de services aujourd’hui proposées autour de cette prestation en apparence banale.

Garder sa voiture propre en la nettoyant régulièrement… Une tâche souvent négligée par les entreprises, qui s’en remettent à la « bonne » volonté de leurs conducteurs. «Certaines sociétés ont mis en place dans leur politique de flotte une clause concernant le maintien des véhicules dans un état de propreté convenable» explique Jonathan Judas, chef du département mobilité, qui suit de près chez Alphabet cet aspect jugé souvent mineur par ses clients. «Mais les contrôles sont finalement assez rares. Chacun est laissé libre du rythme des lavages». Raison supplémentaire de ce laisser-faire : les coûts associés, qui ne sont souvent visibles que dans les notes de frais des conducteurs – sauf quand l’entreprise met à leur disposition une carte utilisable dans un réseau de stations-service, par exemple.

«Il y a pourtant beaucoup à faire pour rationaliser ces dépenses» considère Jonathan Judas. Car de nombreux coûts se cachent derrière cette prestation simple en apparence, ainsi que des frais supplémentaires qui apparaissent lorsque les lavages… ne sont pas effectués !

Des coûts cachés à prendre en compte

La principale dépense invisible est évidemment liée au temps passé à rechercher une station de lavage disponible, puis à attendre son tour et enfin au nettoyage lui-même. Par habitude et par facilité, les entreprises ont tendance à considérer que leurs conducteurs effectuent ces tâches en dehors de leurs heures de travail. Mais ce n’est pas si simple. Selon toute vraisemblance, un commercial qui doit se rendre chez un client ou qui apprend qu’il va devoir emmener des collègues dans son véhicule en effectuera le nettoyage avant le trajet et sur ses heures de travail.

Par ailleurs, la saleté d’un véhicule, surtout extérieure, peut avoir un impact négatif sur l’image de l’entreprise, à plus forte raison quand celui-ci est « logoté ».

Enfin, la pratique montre qu’un conducteur se montre plus respectueux de son véhicule lorsque celui-ci est propre. A contrario, les négligences agissent avec un effet boule de neige : les dégradations à l’intérieur par exemple empirent rapidement. Conséquence visible : lors des restitutions de véhicules en fin de contrat de LLD, les plus sales sont souvent les plus abimés et engendrent des frais de dépréciation plus élevés que la moyenne.

Une voiture propre, un gage de sécurité et d’économies ?

C’est sur ce dernier argument, en particulier, qu’Alphabet souhaite mobiliser les entreprises. Jonathan Judas reconnait au préalable que celles-ci ne sont pas très demandeuses, pour l’instant, de prestations de lavage. «Mais sur les flottes en autopartage que nous déployons chez nos clients avec notre solution AlphaCity, nous pouvons leur démontrer toute la pertinence d’un nettoyage régulier de leurs véhicules  ». Alphabet a d’ailleurs contracté un partenariat avec FullCar Services (voir encadré) sur ce thème.

«Si le lavage, seul, ne mobilise pas, les services que nous pouvons lui associer interpellent nos interlocuteurs: contrôles de sécurité (pneus, phares, niveaux des liquides), vérification de la présence des éléments de signalisation (gilets, triangles) et bien entendu, suivi des opérations de maintenance». Des arguments qui parlent à des gestionnaires de flotte qui s’aperçoivent souvent de négligences facilement réparables… sauf quand il est trop tard. «Autour du lavage, nous devenons en quelque sorte l’œil du chef de parc». En plus d’être propre, le véhicule est en bonne condition !

les plus et les moins
Lavage à domicile

De nombreuses sociétés proposent désormais d’effectuer le lavage des voitures au domicile ou sur le lieu de travail de leurs utilisateurs.

Le collaborateur n’a donc plus à se déplacer ni à patienter à la station de lavage. Il lui suffit de prendre rendez-vous avec un prestataire ; les créneaux proposés sont assez étroits pour ne pas immobiliser le véhicule trop longtemps. Et souvent, la prestation proposée joue la carte RSE : respect de l’environnement (pas de rejets de substances polluantes), économies d’eau (nettoyage sans eau chez certains), emploi de personnel en insertion professionnelle.

En revanche, le prix de la prestation peut être jusqu’à deux fois plus élevé qu’en station de lavage et l’offre disponible sur le marché est encore relativement hétérogène en termes de qualité de service et de tarif. Les prestataires sont généralement de petites structures qui connaissent un turn-over élevé de leur personnel. Difficile dans ces conditions de s’engager sur des volumes auprès d’entreprises qui souhaitent des contrats groupés en vue de n’avoir qu’une seule facturation mensuelle, par exemple.

L’avenir est sans doute à la structuration de ce type d’offre. Certains prestataires, comme l’entreprise Sineo, sont pionniers et dignes d’attention pour le futur.

Fullcar services, partenaire d’AlphaCity

Fullcar services, partenaire d’AlphaCity

Pour sa solution d’autopartage en entreprise AlphaCity, Alphabet a noué un partenariat avec FullCar Services, société spécialisée dans l’externalisation de services automobiles déjà implantée chez de nombreux acteurs de la location courte durée, notamment sur les aéroports.

«Nous prenons un engagement de régularité avec les clients du loueur. Par exemple, pour garantir deux lavages par mois sur chaque voiture d’une flotte de 50 unités en autopartage, il faut organiser bien plus de deux rotations sur la période» explique Jean-Charles Armand, directeur du développement. En effet, un préparateur de FullCar Services peut effectuer le nettoyage (intérieur et extérieur) de jusqu’à quatre véhicules sur une demi-journée. Pour s’assurer que les véhicules seront bien sur place au moment de l’intervention, il suffit de les bloquer par tranches de deux heures sur le logiciel de réservation mis à la disposition des collaborateurs.

L’opération est facilitée par l’utilisation sur place de petites unités mobiles : des fourgonnettes équipées de bacs, de tous les produits nettoyants nécessaires (y compris bio pour répondre à la demande de certains clients), de chiffons et même d’un générateur non polluant, capable de fournir de l’électricité si aucune prise n’est disponible à proximité de la zone de lavage. Les véhicules sont également équipés d’un compresseur permettant de regonfler les pneumatiques.

La prestation de lavage peut être complétée par un contrôle visuel du véhicule, à l’extérieur comme à l’intérieur : «Nous pouvons vérifier l’état des pneus, de la carrosserie, des moquettes ou encore récupérer des objets oubliés à l’intérieur. Cela dépend du cahier des charges voulu par l’entreprise, que nous respectons intégralement, photos de la visite à l’appui». La vérification du véhicule et les prises de vue sont réalisées via une application développée à cet effet, permettant aux équipes d’Alphabet ou au gestionnaire de parc de les recevoir en temps réel.

Pour le directeur du développement de FullCar Services, l’intervention sur les flottes en autopartage représente clairement une perspective de développement. « Pour l’instant, il est difficile de se positionner sur le marché des flottes traditionnelles, avec des conducteurs qui bénéficient d’un véhicule personnel, car la gestion de la disponibilité de ces véhicules pour le lavage est compliquée. Mais nous pensons qu’à terme, des offres plus complètes de services packagés, incluant par exemple le convoyage d’un véhicule jusqu’à un garage pour une révision, vont susciter un intérêt croissant de la part des entreprises et des conducteurs. »

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