Actualité

Idées reçues et bons gestes à adopter pour affronter la neige en toute sérénité

Austria, Großglockner High Alpine Road --- Image by © Fotofeeling/Westend61/Corbis

Alors que les automobilistes scandinaves ou canadiens, habitués aux conditions hivernales extrêmes, n’ont aucune difficulté à se rendre sur leur lieu de travail et à honorer leurs rendez-vous malgré des températures avoisinant les -40°C et des routes fortement enneigées, les entreprises françaises se retrouvent régulièrement confrontées à un important absentéisme dès lors que la température devient négative et que tombent les premiers flocons de neige. Pourtant, plusieurs solutions permettent d’affronter les vagues de froid hivernales et de rouler en toute sécurité. Revue de détail des idées reçues et des bons gestes à adopter pour faire face aux éléments.

Faut-il s’équiper de « pneus neige » ? OUI et NON

Il est fortement déconseillé d’utiliser des pneus neige, dans la mesure où… les pneus neige n’existent pas ! En revanche, les pneus hiver sont conseillés dès lors que la température passe sous la barre des 7°C. Dotés de sculptures plus profondes et de rainures plus larges dans une gomme moins dure, ils améliorent l’adhérence et le freinage et sont adaptés à toutes les conditions hivernales. Par ailleurs, les températures basses diminuant la pression des pneus, il convient d’élever la pression recommandée de 0,2 bar après en avoir effectué le contrôle à froid. Enfin, sur les routes enneigées, les chaînes à neige sont autorisées, voire obligatoires sur certains axes.

Faut-il utiliser un lave-glace spécifique ? OUI et NON

Eté comme hiver, le lave-glace est essentiel pour conserver un pare-brise propre et donc une vue dégagée sur la route. Composé principalement d’eau, le lave-glace traditionnel peut néanmoins facilement geler dans son réservoir, rendant les systèmes de nettoyage des pare-brise inutilisables. Pour pallier ce problème courant, des lave-glaces spécialement conçus pour résister au froid existent : leur forte teneur en alcool les empêche de geler et permet également de dégivrer les pare-brise gelés. Autre alternative : l’ajout d’antigel dans le réservoir contenant du lave-glace traditionnel, pour un effet similaire au lave-glace spécial froid et une durée de vie des vitres préservée.

Faut-il dégivrer son pare-brise avec de l’eau chaude ? NON

Si la méthode semble efficace, elle est particulièrement dommageable pour le pare-brise et sa durée de vie. En effet, si le pare-brise présente un léger impact, la différence de température risque de provoquer un choc thermique qui transformera l’impact en fissure. Pour les mêmes raisons, il est fortement déconseillé de monter le chauffage du véhicule au maximum. Si le conducteur n’a pas anticipé la vague de froid et a omis de couvrir son pare-brise, il est préférable de faire preuve de patience et d’allumer le chauffage de façon progressive, afin de limiter les risques de choc thermique.

Faut-il allumer les feux de brouillard ? OUI, sous certaines conditions

En cas de chutes de neige entraînant une forte réduction de la visibilité, les feux de brouillard peuvent être utilisés, avec parcimonie, en complément des feux de croisement. A l’avant, ils permettent d’éclairer la chaussée vers le bas et sur les côtés, sur une courte distance. A l’arrière, ils permettent d’être mieux vu.

Attention toutefois : les feux de brouillard génèrent une lumière trois fois plus puissante que celle des feux de stop, et peuvent rapidement constituer une source de gêne pour les autres conducteurs. Si leur non-utilisation n’est pas sanctionnée, le fait de les allumer par temps clair, lorsqu’il pleut ou en cas de visibilité supérieure à 200 mètres peut entraîner des sanctions.

 

Bien entendu, même si le conducteur a anticipé les chutes de température et équipé au mieux son véhicule, une conduite prudente et patiente reste primordiale. Sur neige et sur verglas, la vitesse et la brusquerie sont plus que jamais proscrits.  

 

Share: