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Contrôle technique 2018 : ce qui change pour les professionnels

Mis en place en 1992 afin de limiter la circulation de véhicules défaillants et potentiellement dangereux mais aussi de préserver l’environnement, le contrôle technique est obligatoire dans les six mois qui précèdent la quatrième année suivant l’achat d’un véhicule neuf, puis tous les deux ans. À partir du 20 mai 2018, une directive européenne imposera aux véhicules de moins de 3,5 tonnes plusieurs changements.

Point sur les nouvelles modalités du contrôle technique et rappel des bons gestes à adopter pour prévenir les risques et passer l’examen haut la main.

De nouvelles modalités pour les particuliers comme pour les professionnels

Le contrôle technique concerne tous les véhicules particuliers dont le poids est inférieur à 3,5 tonnes, voitures de fonction incluses. Les véhicules utilitaires dont la carte grise porte généralement la mention CTTE doivent pour leur part faire l’objet d’un contrôle pollution cinq ans après leur date d’achat, puis tous les deux ans.

Dès le 20 mai prochain, le nombre de points de contrôle passera de 123 à 132.  En outre, on ne parlera plus de « défauts » mais de « défaillances ». Leur nombre sera porté à 606 (contre 453 défauts actuellement) et elles seront classées en trois catégories : défaillances mineures (139), défaillances majeures (340) et défaillances critiques (127).

Les défaillances mineures constatées n’obligeront pas à effectuer une contre-visite ; les défaillances majeures nécessiteront une contre-visite dans les deux mois ; les défaillances critiques imposeront une immobilisation immédiate du véhicule, avec toutefois une tolérance le jour-même pour que le conducteur puisse effectuer un trajet retour jusqu’à son domicile ou chez un garagiste pour faire effectuer la réparation.

Plus complet, plus long, plus coûteux, ce nouveau contrôle technique impactera les entreprises qui utilisent des véhicules âgés de quatre ans et plus. Les véhicules pris en LLD devraient être moins concernés, la plupart des contrats étant basés sur des durées inférieures à quatre ans.

Néanmoins, au-delà de ces contrôles réguliers obligatoires, un véhicule nécessite une attention particulière au quotidien afin d’assurer la sécurité du conducteur et des autres usagers de la route.

La meilleure attitude : la prévention

Des défaillances peuvent survenir dans les quatre premières années des véhicules ou entre deux contrôles techniques. Pour anticiper au maximum ces désagréments, les entreprises peuvent équiper leurs véhicules de systèmes de télématique embarquée, permettant d’identifier en temps réel d’éventuels dysfonctionnements (comme la surconsommation de carburant) ou de repérer des comportements de conduite à risque.

Et au-delà des opérations d’entretien programmées par le constructeur, le conducteur peut lui-même être acteur du bon état durable de son véhicule. En adoptant les gestes appris lors de stages d’éco-conduite, par exemple, il est en mesure de réduire sa consommation de carburant et ses émissions de CO2 de 15%, et de limiter les risques d’accidents.

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