Motos & Scooters

Motos et scooters en LLD : une solution de mobilité sécurisée

Les embouteillages en ville, mais aussi le plaisir de circuler en deux ou trois-roues, contribue à la croissance des ventes de motos et de scooters, en particulier auprès des cadres. Soucieuses de proposer à leurs collaborateurs des solutions de mobilité adaptées à leurs besoins tout en préservant leur sécurité, les entreprises ont depuis quelques années la possibilité de souscrire des contrats de LLD pour ce type de véhicules.

Les scooters, remis au goût du jour dans les années quatre-vingt-dix puis boostés par l’apparition des premiers trois roues chez Piaggio en 2006, font plus que jamais partie du paysage urbain. Au même titre que les motos d’ailleurs, dont les afficionados entretiennent également la dynamique du marché. Ainsi, en 2016 – derniers chiffres disponibles – la CSIAM (Chambre syndicale internationale de l’automobile et du motocycle) relevait pour la troisième année consécutive une augmentation des ventes (+7,5 % par rapport à 2015). Plus de 150 000 unités avaient ainsi été mises à la route (voir tableau), avec une forte proportion de motos de plus de 1 000 cm3 et de scooters.

La France en tête des ventes européennes

Ce succès se mesure particulièrement en ville, et pas seulement sur la demi-voie qui leur a été réservée par la préfecture de police sur le périphérique parisien. Selon une enquête du commissariat général au développement durable sur le sujet (datant de 2012, mais la tendance ne s’est pas inversée), la France reste le premier marché européen des deux et trois-roues, et trois quarts d’entre eux circulent dans les grandes agglomérations. Dans les entreprises, nombre de collaborateurs – et notamment de cadres – se rendent désormais au bureau et en clientèle par ce moyen de transport qui est le seul à pouvoir leur garantir une « non perte » de temps en cas de trafic chargé. Mais l’accroissement des parcs de deux-roues ne va pas sans poser des problèmes de parking, ceux-ci étant la plupart du temps saturés. Néanmoins, l’employeur peut aussi considérer qu’il gagne de la place par rapport à l’encombrement des voitures !

Responsabilité civile de l’employeur engagée, même avec un engin personnel

En revanche, les problèmes de sécurité sont bien réels. L’accidentologie des deux-roues est souvent pointée du doigt par la Sécurité Routière : les conducteurs de motos et scooters de plus de 50 cm3 représentent ainsi 2 % des usagers de la route mais plus de 20 % de la mortalité routière et 44 % des accidents graves. Dès lors, on peut comprendre les hésitations des entreprises à favoriser l’utilisation de ce type de véhicules. Mais le fait est qu’encouragés ou non, les deux et trois-roues sont déjà bien présents dans les trajets professionnels ! Et dans la mesure où l’employeur reste responsable juridiquement des accidents qu’aurait son collaborateur se déplaçant sur un scooter ou une moto (y compris pour un trajet domicile-travail), il parait intéressant d’examiner les possibilités qui lui sont offertes pour améliorer la sécurité des utilisateurs.

LLD, formation et entretien pour améliorer la sécurité des utilisateurs

Parmi celles-ci, on retient notamment qu’il existe désormais des offres de location longue durée pour les deux et trois-roues, avec les mêmes avantages que sur les véhicules « classiques » (VP et VUL) : la gestion financière est optimisée et la revente du matériel en fin d’utilisation est prise en charge par le loueur. Point très important sur le plan de la sécurité, le financement de nombreux accessoires (casques, gants, bottes, blousons) peut être inclus au contrat de LLD. De surcroît, les motos et scooters proposés sont toujours neufs, entretenus pendant toute la durée du contrat et renouvelés régulièrement, ce qui contribue également à la sécurité des utilisateurs. Et, comme dans le cadre d’une LLD « classique », l’entreprise va pouvoir souscrire des prestations complémentaires : changement de pneus, carte carburant, assurance. Il est également possible pour l’utilisateur de bénéficier d’un service mettant à sa disposition une voiture pour de longs trajets ou pour ses vacances.

L’entreprise aura également tout intérêt à vérifier le niveau de maîtrise et de formation de ses collaborateurs avant de leur attribuer un deux ou trois-roues de fonction. Ainsi, depuis le 1er janvier 2011, il existe une obligation de formation de 7 heures pour les titulaires du permis B souhaitant piloter un deux-roues entre 50 et 125 cm3 ou un trois-roues de plus de 50 cm3. Des stages de conduite et de sensibilisation aux questions de sécurité peuvent aussi être organisés. De quoi dédramatiser la pratique du deux ou trois-roues en situation professionnelle, en donnant aux salariés tous les atouts – véhicule, équipements, services et formation – pour profiter de leur solution de mobilité préférée.

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